Enseignement secondaire
Question écrite · QANR5L17QE19057 · déposée le 20 octobre 2026
Posée par Rodrigo Arenas (LFI-NFP)
En attente de réponse depuis 2 jours
Texte de la question
M. Rodrigo Arenas appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la nécessité de disposer d'une évaluation précise, transparente et documentée des dégradations matérielles survenues dans les établissements scolaires à l'occasion des mobilisations lycéennes de la rentrée 2026. Plusieurs responsables gouvernementaux et régionaux ont publiquement avancé des montants particulièrement élevés pour évaluer les destructions et les réparations nécessaires. Certaines estimations régionales atteignent plusieurs dizaines de millions d'euros, sans que les méthodes de calcul, les expertises techniques ou les dépenses effectivement engagées aient été rendues publiques. Or il convient de distinguer les dommages matériels directement constatés, les coûts prévisionnels de remise en état, les dépenses de sécurisation, les éventuels travaux d'amélioration des équipements et les montants effectivement facturés. Cette exigence de transparence apparaît d'autant plus nécessaire que les dégradations accompagnant certains mouvements sociaux ont fait l'objet, par le passé, de bilans financiers documentés, notamment lors des évènements de mai 1968, des émeutes urbaines de 2005 ou du mouvement des gilets jaunes à partir de 2018. La comparaison historique de ces évènements suppose néanmoins de retenir des périmètres homogènes et de distinguer les dommages assurés, les dépenses publiques de réparation et les pertes économiques indirectes. Ainsi, il lui demande de préciser le nombre exact d'établissements scolaires ayant subi des dégradations depuis le début des mobilisations lycéennes de la rentrée 2026, ventilé par académie, département et établissement, le montant détaillé des dommages matériels constatés, en distinguant les bâtiments, les équipements pédagogiques, le mobilier, les véhicules et les espaces extérieurs, le montant des travaux de réparation effectivement réalisés et facturés, celui des travaux engagés et celui des travaux simplement envisagés, en précisant les méthodes d'évaluation utilisées, la part des dépenses prise en charge respectivement par l'État, les collectivités territoriales, les compagnies d'assurance et les autres organismes concernés, le nombre d'établissements ayant fait l'objet d'une expertise contradictoire ou indépendante permettant de confirmer les estimations financières rendues publiques, l'existence de données nationales permettant de comparer, à périmètre et valeur monétaire constants, le coût des dégradations constatées lors des mobilisations lycéennes de 2026 avec celui des évènements de mai 1968, des émeutes de 2005 et du mouvement des gilets jaunes, et enfin si le Gouvernement entend publier un bilan national consolidé, accompagné des méthodes de calcul et des justificatifs permettant de distinguer les estimations initiales des dépenses effectivement constatées, afin que le débat public puisse reposer sur des données objectives, vérifiables et comparables.